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18 juin

2013

Le Working Holiday Visa « Voyager et Travailler en Australie… » Infos pour ceux qui l’OZ encore !

Par Valerie Australie, Océanie, Travailler dans le pays 2 Comments

whv

WHV (Working Holiday Visa), VVT (Visa Vacances Travail), PVT (Programme Vacances Travail/Permis Vacances Travail), ou encore WHP (Working Holiday Program)… De multiples appellations pour décrire ce type de visa. Un visa qui s’adresse aux jeunes entre 18 et 30 ans (selon les pays) et qui leur permet de voyager et travailler un an dans le pays choisit.

(La France a signé les accords avec six pays, l’Australie, l’Argentine, le Canada,la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle Zélande.) Un programme plutôt alléchant, non ?

Nombreuses sont les émissions télévisées qui nous présentent le WHV en Australie comme le nouveau far west  pour les jeunes français. On entend souvent parler du nouvel Eldorado… Nous connaissons tous quelqu’un dans notre entourage qui est parti en visa vacances-travail en Australie et qui en est revenu comblé, ravi. Mais ça c’était avant, non ? Qu’en est-il vraiment aujourd’hui sur le terrain ? La situation semble avoir quelque peu changée depuis 2005  (l’année d’arrivée des premiers backpackers). Nous sommes donc partis se mettre la tête à l’envers (hémisphère sud oblige) afin de mieux comprendre l’envers du décor de ce nouveau far west australien.

Si toi aussi tu souhaites partir en Australie voici ce que tu dois faire :

Pour faire ta demande en ligne, rien de plus simple :

Connecte-toi sur le site du gouvernement australien, rempli le formulaire en ligne (en anglais) et il ne te restera plus qu’à régler la somme de $AU 360 (soit 295 €, à vérifier sur XE). Sache que depuis le 1er janvier 2013 le coût du visa a augmenté de 28%, passant de $AU 280 à $AU360. Jusqu’ici rien de bien compliqué.

Une fois mon whv en poche quelles sont les premières démarches que je dois effectuer avant mon grand départ ?

- Améliorer ton niveau d’anglais avant d’arriver sur le territoire. Il ne faut pas se leurrer, arriver avec un niveau « zéro » ne sert strictement à rien. D’une part tu n’arriveras pas à t’intégrer dans le pays, tu auras beaucoup de difficultés dans tes démarches administratives, pour trouver du travail et tu chercheras à tout prix à rencontrer français ou francophones pour communiquer.

- Faire ta demande de permis international, car il n’est pas impossible que tu achètes ou loues un véhicule durant ton séjour en Australie

- Prévoir suffisamment d’argent et budgétiser ton séjour. Si tu prévois de rester un an en Australie, cela se calcule.  Ne compte pas seulement sur l’argent que tu imagines gagner en effectuant des petits boulots. Sache, à titre d’info, que pour faire le tour de l’Australie en véhicule il te faudra compter environ 5000 dollars de carburant. N’oublies pas également que de plus en plus, les jeunes arrivent sans le sous et se retrouve à faire ce qu’on surnomme le « French Shopping »…. Petit article à ce sujet.

Ok je prends tout ça bien en note et me prépare suffisamment en amont pour ce voyage. Une fois le pied posé en Australie, quelles seront mes premières démarches ?

Une fois sur place, tu devras :

- Effectuer ta demande de TFN (Tax File Number) indispensable pour travailler.

Pour cela rendez-vous sur le site du gouvernement. Rempli le formulaire en ligne et tu recevras dans les deux semaines suivantes par courrier ton unique numéro TFN, ce dernier t’identifiera auprès des services des impôts et c’est encore ce même numéro que tu devras fournir à tes futurs employeurs

- Ouvrir un compte bancaire australien. Tu auras un large choix qui s’offre à toi. La Westpac, l’ANZ, la Commonwealth Bank, l’HSBC et bien d’autres… A toi d’aller les voir et de faire ton comparatif selon tes propres critères.

- Bien souvent que ce soit pour recevoir ton TFN ou les papiers de la banque tu auras besoin d’une adresse postale. Oui, mais tu n’en as pas puisque tu es sur les routes par exemple… pas de panique il existe ce que l’on appelle la poste restante, en fait il s’agit d’un service gratuit délivré par les bureaux de poste de toutes les villes. Très simple, il te suffiras de donner à ton correspondant ton adresse. Par exemple :

Prénom Nom c/o Poste restante GPO, Sydney NSW 2000 Australia

Ensuite tu te rends à cette fameuse poste avec ton passeport afin de récupérer ton courrier (ils le conservent pendant une durée d’un mois et tu pourras même le faire suivre si tu changes de ville.)

Ok une fois que je sais tout cela, je peux enfin me lancer dans la grande aventure alors ?

Oui, maintenant à toi de vivre ta propre expérience mais avant je vais te conter celle que l’on vit actuellement. Fraîchement arrivés mi-avril 2013 à Sydney, Gary et moi trouvons rapidement notre véhicule.

En nous informant nous apprenons que pour pouvoir renouveler son visa d’une année supplémentaire il suffit de travailler 88 jours dans le domaine agricole. Le Queensland a l’air d’être le grenier de l’Australie lorsque l’on feuillette le Harvest Guide (un annuaire  sous forme de calendrier qui liste les récoltes en fonction des régions et des fruits/légumes) . Alors nous décidons de mettre les voiles sur Gayndah (la ville la plus ancienne de cet Etat et qui doit maintenant sa réputation au picking d’agrumes).

Sous les conseils d’anciens backpackers (venus ici dans les débuts du visa), nous nous rendons directement au camping Riverview, tenue par Stacey et son mari. Se rappelant de nos amis venus ici dans le passé elle nous trouve une place dans une ferme dans l’heure qui suit (merci Fred et Elodie).  Nous commencerons notre premier boulot dès le lendemain matin. Mais malheureusement pour nous, nous arrivons deux semaines après le début de la saison et nous ne tombons pas dans la meilleure ferme. Nous réussissons à travailler tout de même deux semaines.

Nous continuons la route en direction de Cairns en longeant la côte en espérant continuer de cumuler nos « heures agricoles », mais ce sera sans succès. Nous décidons de faire la tournée des fermes dans chaque ville et village que nous traversons et nous essuyons des refus successifs suivis d’une phrase de la part des agriculteurs qui nous font comprendre qu’ils « travaillent avec les auberges de jeunesse » . Mais que cela signifie-t-il ? C’est en se rendant dans les campings et auberges de jeunesse que nous comprenons vite le système mafieux mis en place. En réalité, ces derniers jouent le rôle de contracteurs pour les fermiers du coin et touchent donc une commission sur chaque travailleur trouvé, jusqu’ici c’est un système comme un autre. Mais là où cela devient critiquable c’est lorsque que l’auberge vous oblige à payer une semaine d’avance ou bien même de vous forcer à rester chez eux le temps que vous travaillez.

Nous ne perdons pas espoir et continuons notre route jusqu’à Cairns où là aussi nous avons passé des journées entières à déposer des cv dans tous les hôtels et bar de la région, toujours sans succès. Nous avons même fait des jours d’essai (non payés) des samedis soir sans jamais être rappelés…

A ce jour, nous faisons le constat que le Queensland est complètement saturé et qu’il ne sera pas commode de trouver du travail. Il y a énormément de backpackers, tous en quête de travail, n’importe lequel soit-il. Nous décidons désormais de pratiquer plutôt la partie « Vacances » de notre visa « Vacances-Travail». Nous quittons Cairns et nous nous enfonçons tout doucement dans le désert austalien… direction la terre rouge du nord du pays, avec pour port d’arrivée : Darwin. To be continued

***

En tous cas il ne faut pas venir dans l’idée que l’on va gagner beaucoup d’argent. L’argent que vous gagnerez ici vous servira à voyager dans le pays, enfin je crois que c’est d’ailleurs là le principe même de ce visa. Ensuite n’oubliez jamais que vous êtes et que vous resterez principalement de la main d’œuvre pour les boulots que les australiens ne veulent pas faire. Mais là aussi je crois que ça me rappelle quelques histoires en Europe, non ?

Au début de l’année le président de la Commission de tourisme australienne qui réfléchissait à une extension du visa à deux ans, et autre modification déclarait que :

« Ces détenteurs du visa vacances travail sont fiables, éduqués et intelligents. Ils travaillent durs et dépensent beaucoup d’argent en voyageant. Plus nous pouvons les faire venir et rester longtemps, mieux ce sera »

et que « Ils font des lits, balayent et réalisent des milliers de travaux que les jeunes australiens ne veulent pas faire »

mais encore que « Sans les étudiants sud-coréens qui ramassent des bananes à Tully, il n’y aurait pas de fruits dans l’assiette à la maison. » .

Il est bon de garder ça en tête et d’être conscient de cela avant de venir avec des rêves plein la tête. Finalement on apprend dernièrement que la proposition n’a pas été adoptée quant à ces dernières modifications. (sources)

Cet article reste une expérience et une opinion personnelle, tout le monde pourra bien évidement conter son aventure autrement. Tout dépend ce sur quoi on veut mettre l’accent, vers où vont nos priorités et nos centres d’intérêts. Le principal, je pense, est de s’informer un maximum sur un pays avant de s’y rendre, surtout si l’on compte y rester un an ou plus.

Pour nous, même si le début du voyage a été bercé par une légère désillusion, il reste et continu d’être magique, les paysages sont superbes et le contact avec les gens est très chaleureux. Un pays humainement, très accueillant.

 

2 COMMENTAIRES

  • Tatiana

    18 juin 2013 Reply

    Hey hey,

    Nous avons passé un an en Australie avec mon copain (4 mois à bosser à Sydney et 3 mois à Orange NSW). Nous avons après ces 7 mois de taf fait le tour de l’Australie. Il semblerait qu’il y ait bcp plus de boulot en WA, notamment dans certaines road house perdues, sur les stations …

    Bon courage

    • Valerie

      18 juin 2013 Reply

      Merci Tatiana pour tes conseils. C’est justement vers les états du Western Australia puis du New South Wales que l’on se dirigera après avoir sillonner le Northem Territory que l’on visite en ce moment même…

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